SERVIR LES VOCATIONS

 
Il s'agit d'un feuillet qui relit les malades aux monastères, aux communautés de religieux(ses), aux différents groupes de prière, aux paroisses... Un feuillet pour former une grande famille où l'on se soutient mutuellement dans la Communion des Saints et où l'on prie et supplie le Seigneur afin "que les ouvriers jamais ne manquent à la moisson". Une famille où on loue le Père, le Fils et l'Esprit Saint pour la grâce des vocations que déjà ils nous a données et nous donne aujourd'hui.

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1 - Servir les Vocations N° 1, Chercheurs de sens
2 - Servir les Vocations N° 2, Trouver la paix
3 - Servir les Vocations N° 3, Mon prénom comme une prière
4 - Servir les Vocations N° 4, Mon sourire comme un don
5 - Servir les Vocations N° 5,
Il donne la force

Servir les Vocations N° 1,

....ÉDITORIAL ....
"Chercheurs de sens..."

Par ce modeste feuillet, nous avons voulu particulièrement rejoindre tous ceux et celles que touchent la maladie et la souffrance. Leur dire combien ils sont présents dans notre coeur et dans nos prières. Ces quatre pages sont le fruit d'une conviction très forte : les malades ont un rôle essentiel dans l'histoire de notre monde et pour l'éclosion d'un nouveau printemps des vocations. La maladie constitue un mal en soi qu'il faut combattre de toutes ses forces. Cependant, quand elle est là, nous pouvons la remettre entre les mains de Dieu. L'unir à la croix du Christ, pour qu'elle devienne semence de vie et de paix ; semence de vocations pour un monde plus beau.C'est pourquoi, en union avec les différents acteurs de la Pastorale des Malades, le Service Diocésain des Vocations vous propose ce feuillet. Il désire manifester le lien profond qui déjà vous unit à tous les autres malades, mais également à nos paroisses, aux Communautés monastiques, aux différents groupes de prière. (Abbé Thierry DUCLERCQ)

TÉMOIGNAGE... "Vivre l'instant présent"
Pris de plein fouet par la maladie sans que rien ne m'y prépare, la nouvelle a ressemblé à un tremblement de terre qui fait tout vaciller. La secousse a été d'autant plus forte que je menais une activité professionnelle au rythme soutenu. L'issue la plus optimiste comme la plus pessimiste se présentait. Me révolter ? Cela n'aurait fait qu'ajouter de la souffrance morale à ce qui déjà constituait une rude épreuve. Par ailleurs, un danger me guettait et je le percevais avec acuité : celui d'imaginer ce que j'aurais pu faire à tel et tel moment si... Une tentation qui, lorsqu'on y mord dedans, conduit sûrement à la depression. Il me fallait accueillir ma maladie et tirer profit des petites choses qui se présentaient. Découvrir qu'il y a chaque jour quantité d'occasions de m'émerveiller. Trop préoccupé par l'activisme, je ne les voyais jusque-là que trop peu. Alors, j'ai appris à goûter chaque instant qui m'était donné de vivre. Le prendre avec une intensité qui a le poids, si je puis dire, de l'éternité. Accueillir l'instant présent et s'y donner tout entier à quelque chose de fantastique. Cela permet de découvrir au fond de son coeur et des rencontres, une Présence d'Amour. Un appel à la paix et à la confiance. Au delà de l'apparente inaction qui a tendance à nous faire croire inutile, on saisit que l'on est aimé. Aimé gratuitement. J'ai compris aussi que la maladie nous faisait entrer dans un immense mystère : celui où rien n'est perdu. Qu'il y a entre tous les êtres humains une solidarité dans l'amour offert. (André)

Extrait de la SESSION DIOCESAINE avec le Père Jean-Marie LAUNAY, ancien responsable du Service National des vocations.

LE BUISSON ARDENT : Chaque fois qu'un jeune est venu me confier sa vocation, j'ai entendu comme Moïse devant le buisson ardent : "enlève tes sandales, tu es sur une terre sainte". De fait, une vocation est semblable à un buisson ardent qui brûle dans le coeur de celui ou celle qui est appelé(e). Nous sommes face à un mystère d'amour qui nous invite à la louange. Louange de sa propre vocaton de baptisé, de religieux(se), de prêtre ; louange pour la vocation de l'autre.

LE SOURIRE DE SARA : Quand le Seigneur annonce à Abraham qu'il aura bientôt un fils, Sara, sa femme, sourit. Une descendance, elle n'en espère plus. Elle est âgée et s'est habituée à sa stérélité. Peut-être regardons-nous l'Église comme une vieille dame ayant perdu peu à peu sa fécondité ? Pourtant, Dieu demeure le même. L'appel continue à retentir. Des jeunes laissent tout pour suivre le Christ.

OSER APPELER : Demeurons fidèles à l'esprit d'espérance. La puissance de Dieu n'a pas faibli. L'amour du Seigneur n'a pas changer. Suscitons un climat vocationnel. Témoignons d'une Église amoureuse de son Seigneur. Que grandisse en nous le désir d'avoir des prêtres et des vies consacrées.

PRIERES D'ENFANTS : "Seigneur Dieu, je te dis merci pour tout ce que tu me donnes. Et moi, je t'offre toute ma vie d'aujourd'hui : ma prière, mon travail, mes jeux, mes joies, mes peines. D'avance, je te dis oui pour cette journée, parce que je suis sûre que tu es avec moi."

"Ta parole est une lampe qui éclaire mes pas, une lumière sur ma route. Seigneur, tu es doux comme les plumes d'un oiseau : sous tes ailes, je m'abrite. Mes tristesses et mes doutes, tu les couvres de lumière et tout devient soleil."
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Servir les Vocations N° 2, Juin 1999

....ÉDITORIAL .... "Trouver la paix ..."

Existe-t-il un amour véritable qui grandisse sans blessure ni offense et donc sans pardon ?
Pardon demandé, pardon reçu, pardon offert ... chaîne de pardons qui tissent ma relation aux autres et parmi ceux-là ceux qui me touchent le plus.
Cependant, combien un pardon paraît-il parfois au delà de mes forces, de mon désir aussi ? Combien il peut être difficile de pardonner du fond du coeur, d'y restaurer l'image de celui qui m'a si profondément meurtri.
Constat alors de reconnaître que je ne suis pas aussi bien que je voudrais l'être ... Que de pièges également à démasquer dans ces pardons qui n'en sont pas, que de compromissions parfois avec mon petit moi-même, mais aussi que de souffrances, de violences, de désespérance, de vains combats quand je me heurte à mes impossibilités humaines.
Comment trouver l'issue qui libèrera mon coeur pour une espérance renouvelée ?
Des mots nous sont confiés pour que nous les fassions nôtres : "Père, pardonne-leur ...". Pardonne en moi, Seigneur ; fais-toi pardon en moi ; mets en moi ta miséricorde et ta patience ; sauve en moi celui qui m'a blessé, celui que j'ai meurtri.
Dans cette histoire humaine où tu viens me sauver, ouvre-moi à ton pardon, à ton amour qui seuls me rendront la vie et la paix d'un coeur réconcilié.
(Libre adaptation d'une causerie de Fr. Frédéric ocd)

TÉMOIGNAGE ....
"Mon fils est handicapé !".

"Je sens monter en moi une violence, une explosion de révolte comme jamais".
Passant devant la chapelle de la réconciliation à Lourdes, il entre. "La rage au coeur , je vise le premier confessionnal et le prêtre qui est là entend toute la fureur, toute la haine qui me possède. Alors, le prêtre me dit : "Lorsque j'ai été désigné pour ce ministère, j'ai pensé qu'un jour, quelqu'un viendrait me dire ce que vous venez de dire et que je ne saurai pas quoi répondre ... Voilà ce que je vous propose : nous allons dire ensemble le "Notre Père" très calmement et on verra bien ce qui va se passer". Nous commençons très lentement, et, arrivés à "pardonnes-nous nos offenses", le prêtre s'interrompt : "Au fond, vous pensez avoir été offensé par le Seigneur ? ... êtes-vous capable de pardonner ?" Un grand coup sur la tête, c'est la phrase clé ... on me demandait si moi, je pouvais être actif devant ce qui m'arrivait. Cela me remettait debout, c'était un objectif. Ce handicap qui avait été, qui était et qui allait durer n'était plus une impasse. Est-ce que je sais pardonner ? Cela a été le début d'un long processus. La route s'est ouverte vers le pardon." (
J.C. Michaud - Ombres et lumière, n°124, décembre 1998, p 8-10) .

PRIÈRE - Un nouveau jour

Un jour de plus commence.
Jésus en moi veut le vivre ...
Avec moi il est parmi les hommes d'aujourd'hui.
Il va rencontrer chacun de ceux qui entreront dans la maison, chacun de ceux que je croiserai dans la rue.
Tous seront ceux qu'il est venu chercher. Chacun, celui qu'il est venu sauver.
À ceux qui me parleront, il aura quelque chose à répondre.
À ceux qui manqueront, il aura quelque chose à donner.
Chacun existera pour lui comme s'il était seul.
À travers les proches frères qu'il nous fera servir, aimer, sauver, des vagues de sa charité partiront jusqu'au bout du monde, iront jusqu'à la fin des temps. Béni soit ce nouveau jour puisqu'en moi Jésus veut le vivre encore.

Extraits "Six méditations sur la vie quotidienne" Madeleine DELBREL.

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Servir les Vocations N° 3, septembre 1999

ÉDITORIAL
MON PRÉNOM, COMME UNE PRIÈRE.

Aimez-vous les histoires ? En voici une très ancienne, une histoire juive d'un vieil homme qui prie avec ferveur. Le rabbin s'approchant de lui, s'aperçoit, à sa grande surprise qu'il récite l'alphabet.
" Que dis-tu là ? " " Tu sais Rabbi, moi, je suis pauvre, je n'ai pas beaucoup d'instruction, et je ne veux pas déplaire à mon Créateur. Alors je lui offre les lettres de l'alphabet. Pour qu'il se serve et se compose lui-même, la prière qu'il aimerait entendre. "(Père G. RINGLET " Le jour du Seigneur ") Et si l'alphabet des prénoms devenait ma prière ? En prononçant le mien, le prénom de ceux que j'aime, qu'ils soient autour de moi ou dans leur éternité, je rejoins déjà le peuple de tous les Saints, j'entre en communion avec eux. Offrir et écouter la musique de leurs voix. Elles murmurent à l'oreille de mon cœur en écho à la Parole que Dieu nous adresse : " Je t'aime, tu as du prix à mes yeux. "
Prononcer doucement ces prénoms et savoir que Jésus les accueille, précédés du mot " heureux " comme il le criait à tous les vents de Palestine : "Heureux es-tu Simon Fils de Jonas ", " Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez aujourd'hui. "
Et si je l'élargis, cet alphabet, à tous les malades, aux priants du monde entier, aux prêtres, aux religieuses et religieux, aux missionnaires : Quelle musique ! Quelle danse ! Quelle harmonie, dans cette communion des Saints !
Le monde de l'invisible devient alors celui de la grâce qui circule et que rien n'arrête. Nous nous sentons portés les uns les autres par un formidable lien de solidarité où tout prend de l'importance parce qu'offert dans la prière et fécondé par l'amour. (
Josiane)


TÉMOIGNAGE -
Joie d'une visite

" J'ai rencontré Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus en prison où je suis depuis 4 ans et pour 2 ans encore. On parlait d'elle dans une revue : la rencontre a été extraordinaire. Une Sainte ! J'ai voulu tout savoir d'elle. " Histoire d'une âme " ses prières, la vie de ses parents : des jours et des jours, cela a comblé ma solitude, habité mon désespoir. Elle m'a conduit vers Jésus, vers Marie, que je ne connaissais pas. Je l'ai priée, suppliée qu'elle ramène vers moi ma femme. Au bout d'un an et demi, ma femme est venue me voir, m'a pardonné : l'amour était là de nouveau. Subitement, cette année, elle est morte. J'ai connu l'enfer, le désespoir, le désir de mort, le tunnel. Plus de Jésus, ni Marie, ni Thérèse, je les rejetais tous. J'ai continué tout de même mon travail à la prison : avec mon petit salaire, je rembourse la personne à qui j'ai fait du tort. Une nuit où je pleurais, Thérèse est venue : je l'ai sentie dans mon cœur par la paix qu'elle avait l'habitude de me donner ; alors, j'ai pleuré de joie. Consolation intime : elle m'a montré (comme en rêve) ma femme, mon père et ma mère (morts depuis longtemps) TOUS VIVANTS ! Depuis, j'ai retrouvé le goût de vivre, de prier, de rendre service à mes compagnons de cellule. En sortant, je veux aller à Lisieux. (Un détenu)

UNE ICÔNE A VISITÉ NOTRE DIOCÈSE…

Tout au long de l'octave de Buglose, une icône de la Vierge à l'enfant a accompagné la prière des pèlerins. Le dimanche de clôture de l'octave, lors de la messe, elle a été envoyée par Monseigneur Sarrabère pour qu'elle visite les paroisses et les communautés du diocèse. Pour qu'elle vienne à votre rencontre. Cette icône, réalisée par une carmélite d'Aire sur Adour, est celle du Service des Vocations ; son nom : Notre-Dame du Oui. Quand on contemple cette icône, on s'aperçoit que le regard de Marie appelle de notre part une réponse d'amour à l'amour de Dieu pour nous. Marie, à travers l'icône, Notre Dame du Oui, tu as visité notre diocèse, nos paroisses, nos communautés, chacun de nous.
Que cette visitation nous introduise dans une vie toujours mieux livrée à l'Esprit-Saint pour chanter l'amour du Père qui nous donne son Fils Jésus.
Que cette visitation éveille ou réveille en chaque chrétien et chaque famille le souci de parler naturellement et avec amour de toutes les vocations et de les accompagner ; à porter une attention particulière aux vocations à la vie religieuse et à la prêtrise. Que chacun découvre combien il est un relais nécessaire et incontournable de l'appel. Marie, prie avec nous afin que jamais ne manquent les ouvriers dont l'Église a besoin, dont notre diocèse a besoin, dont nos paroisses ont besoin. Marie, c'est avec toi que nous voulons louer le Seigneur et déposer en son cœur miséricordieux nos humbles demandes, sûrs que rien n'est impossible à Dieu.
Vous pouvez toujours demander l'icône Notre Dame du Oui au Service des Vocations. Un lot de livrets vous aideront à animer des temps de prière.

PRIÈRE

Les Saints nous désirent
Seigneur, l'Église des premiers-nés nous attend et nous restons trop souvent insensibles.
Les Saints nous désirent, et nous n'y pensons même pas.
Réveille-nous, nous voulons les célébrer aujourd'hui !

Ici-bas nos épreuves se trouvent allégées par la compagnie de nos frères,
si nous ne formons qu'un cœur et qu'une âme avec eux.
Mille fois plus heureuse sera l'union où nous serons liés les uns aux autres avec les Saints
par la lumineuse gloire de Dieu.

Comme le Père et le Fils et l'Esprit Saint ne sont qu'un ainsi nous-mêmes
ne serons-nous plus qu'un seul, dans l'amour éternel. Amen. d'après Saint Bernard " Prier n° 66 "
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Servir les Vocations N° 4,

MON SOURIRE COMME UN DON

Il n'est pas rare de voir une personne éprouvée faire don de son sourire, même si parfois celui-ci se fraie un chemin à travers les larmes. Mais d'où cela lui vient-il donc ? "Le sourire est un rayon lumineux parti du coeur de Dieu" (Cardinal Suenens). Déjà dans Sophonie nous trouvons : "Le Seigneur ton Dieu est tout joyeux à cause de toi. Dans son amour il te renouvelle, il jubile et crie de joie, à cause de toi." (3, 17) Arrêtons-nous un instant et contemplons ce sourire d'amour de Dieu, mieux cette bienheureuse jubilation dont il nous inonde, nous ses enfants. Nous sommes sa joie ! Puisé à cette source, notre sourire est une image de Dieu. Sourire aux autres, sourire de soi, oui cela devient possible, même dans l'épreuve. Difficile, direz-vous ? Sans doute, mais n'est-ce pas se laisser libérer, renouveler, que de répondre à un sourire ou d'en appeler un autre y cherchant ce qu'il y a de meilleur : la fraicheur de l'enfance ? Sourire pour sortir de soi, de la solitude, de la maladie, du deuil, pour créer des liens, tendre des passerelles ; pour ressusciter enfin à la vie. Apprenons à accueillir le sourire de Dieu. Un sourire rempli de tendresse et d'amour. Un sourire semblable à celui d'une mère ou d'un père prenant son enfant contre son coeur. Seigneur Jésus, comble-nous de la jubilation de l'Esprit-Saint qui habite en nous depuis notre baptême, afin que nous soyons pour les autres sourire du Père. (Josiane)

TÉMOIGNAGE : "Et si en plus, il faut avoir une mine défaite !"

On frappe à la porte de la chambre. Antoine lève les yeux et pose sur son lit le livre qui l'avait amené sous d'autres cieux. C'est Yves qui vient lui rendre visite. Depuis trois mois qu'Antoine est hospitalisé, il n'avait pas encore osé le pas de la rencontre. Il ne savait pas comment se présenter à lui : quoi dire. "Difficile d'aller voir un grand malade", pensait-il. Mais hier la décision a été prise : l'amitié devait l'emporter sur toutes les peurs. "Bonjour, Antoine ! Bonjour Yves !", les deux copains s'accueillent et la discussion s'engage tout simplement. Rapidement, Yves avoue son étonnement : "Tu as belle mine, on ne dirait pas que tu es malade." Antoine a plusieurs fois entendu cette remarque qui l'agace un peu. Mais il lui répond par l'humour : "Tu sais Yves, je ne suis pas malade de la figure mais j'ai un cancer à l'estomac. Ce n'est déjà pas facile d'être malade, si en plus il faut avoir la mine défaite ! Antoine continue : "Au début je suis tombé dans ce piège : j'étais prisonnier du regard des autres. Pour correspondre à l'image que les gens se faisaient d'un grand malade, je me mettais comme dans un rôle : mon visage était éteint, mal rasé, je parlais essentiellement de ma maladie, de mes souffrances... Mais un jour, j'ai compris que le malade avait aussi le droit d'être joyeux, de rire, d'être positif, de parler d'autres choses que de sa maladie. Qu'il avait le droit de profiter des petits clins d'oeil de la vie, de ce qui est beau ; de ce qui met du baume au coeur. Tu sais, même dans la maladie, l'épreuve, voire la souffrance, on peut goûter à une plénitude intérieure qui ne vient pas de nous mais qui nous inonde de sa paix, de sa joie et de sa lumière. La grâce de Dieu est là à la porte de notre coeur. Dieu ne fait pas défaut..." Les deux copains ont beaucoup parlé cet après-midi là. Yves est reparti heureux de cette visite, fortifié par Antoine et son accueil de la vie dans chaque jour qui lui est offert.

COMMENT AIDER LES JEUNES À FAIRE UN CHOIX DE VIE ?
Tel est le thème demandé au SDV lors de la session régionale de la Pastorale Familiale. En voici un extrait : "L'expérience montre qu'un préalable est nécessaire : permettre aux parents d'accueillir le choix de vie de leur enfant. De fait, beaucoup de jeunes craignent de leur confier leur désir par exemple d'être prêtre ou religieux ou religieuse. Peur de ne pas être compris. Même dans les familles chrétiennes et pratiquantes. Pour qu'un jeune soit aidé dans un choix de vie par ses parents (ou éducateurs), ceux-ci ne doivent donc pas être prisonniers de leurs propres conceptions du bonheur et de la réussite. Attitudes qui ne peuvent que faire obstacle à la liberté de choix d'un jeune car souvent elles empêchent de considérer les vocations consacrées comme de réelles grâces offertes par Dieu ; offertes, et au jeune qui est appelé, et à sa famille, et à l'Église, et au monde. Les parents et les éducateurs doivent donc découvrir combien les vocations de prêtre, religieux, religieuse sont des voies de réel épanouissement humain et spirituel, sont des appels à la joie. Ils doivent savoir reconnaître en toute vocation, quelle qu'elle soit, un véritable chemin de bonheur. "Père, que ta volonté soit faite" disons-nous dans la prière du Notre Père. Il n'y a certainement pas de meilleure prière et attitude à proposer que ces quelques mots confiés par Jésus le Christ, pour aider et les parents et les jeunes à faire un choix. Une prière qui décentre de soi pour s'ouvrir à Celui par qui tout existe et pour qui tout existe. Qui est la Vie et l'Amour. Une prière qui invite à l'intériorité et à la vérité. Qui invite à quitter ses propres vues humaines pour entrer dans un mystère qui nous dépasse et qui seul peut combler nos désirs les plus profonds. Qui ouvre une route où le coeur trouve la paix et la joie. Où il peut dire : j'ai enfin trouvé ce que mon coeur recherchait."

PRIÈRE : SOURIRE

Un sourire ne coûte rien mais sa valeur est inestimable.
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne.
Il ne dure qu'un instant mais son souvenir est parfois immortel.
Il n'est d'homme assez riche pour pouvoir s'en passer,
ni d'assez pauvre pour ne pas pouvoir en donner
ou pour ne pas pouvoir en mériter.
Il est le signe sensible de l'amitié.
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
rend du courage à l'âme abattue,
apporte consolation au coeur endeuillé.
Il ne peut s'acheter ni se prêter ni se voler
car c'est une chose qui n'a de valeur
qu'à partir du moment où il se donne.
C'est un véritable antidote que la nature tient en réserve
pour toutes les peines.
Et si l'on vous refuse le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez le vôtre.
Nul en effet n'a autant besoin d'un sourire que celui qui n'en a aucun à offrir.
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Servir les Vocations N° 5,

IL DONNE LA FORCE !

Qui ne désire recevoir de l'amour, de la tendresse, de la force, surtout lorsque vient l'épreuve de la maladie ? La maladie, expérience ô combien souvent difficile à accepter ! Toutefois, une main nous est tendue. Une main que l'on peut saisir et sur laquelle on peut s'appuyer. Une main qui apporte la vie. Cette main, c'est le sacrement des malades, l'un des sept cadeaux que l'Église nous propose pour irriguer nos existences ; il est l'un de ces fleuves de grâces qui peut couler sur nous si nous en faisons la demande, librement et dans la foi. "Je t'aime et tu as du prix à mes yeux".

Le Père de miséricorde désire nous être tout proche, nous soutenir, nous guérir. Il lui plaît que nous soyons des vivants ! Il est le Dieu de la vie. Ainsi, par l'imposition des mains du prêtre, il nous donne la force de son Esprit Saint par l'onction d'huile bénite, il nous remplit du parfum de sa paix qui dépasse toute paix ; par son pardon, il nous rend libres et nous inonde de sa lumière ; par la prière des frères et soeurs dans la foi, nous sommes portés pour aller au-delà de nos peurs, de nos doutes, de nos nuits, de nos détresses, de nos blessures, parfois même de nos maladies et de nos souffrances ; oui, parfois la grâce de Dieu nous rétablit même totalement dans notre santé. Toujours le sacrement des malades apporte un souffle nouveau de vie en nous. Il est comme la caresse de la tendresse de Dieu."Matthieu, Laurence,... par cette onction sainte, que le Seigneur te manifeste sa grande bonté ! Qu'il te réconforte par la grâce de l'Esprit Saint ! AMEN".

TÉMOIGNAGE : "CE QUI EST FANTASTIQUE !"

Tous les soirs, je me couchais avec de graves crises d'angoisses. J'avais peur de mourir. Comment pouvais-je laisser ma femme, seule ? Mes enfants ont encore besoin de moi. Non, je ne pouvais pas partir et laisser ceux que j'aime. Puis, il y a eu ce jour où mes enfants et ma femme m'ont proposé de recevoir le sacrement des malades. Ma réaction fut vive et catégorique : "Il n'en n'est pas question !" Je ne suis quand même pas à l'article de la mort." Après une grosse crise, un ami prêtre est venu m'expliquer que le sacrement des malades n'est pas le sacrement "qui fait mourir" ou "des derniers moments" mais une grâce accordée par Dieu pour nous aider à vivre notre maladie voire parfois nous apporter une rémission ou une guérison complète. Un sacrement donc de la vie et de l'espérance. Un sacrement de force. Fin 1998, entouré de ma famille, je recevais ce cadeau de Dieu. La maladie est toujours là, mais mon coeur est dans la paix. J'ai remis ma vie et ma famille entre les mains du Père de miséricorde : "Que ta volonté soit faite". Je sais que Dieu est là à mes côtés et que même s'il doit me rappeler à lui, il sera là avec moi et avec mes proches. Une autre vie s'ouvre devant moi parce que l'Amour de Dieu panse mes plaies et me redonne confiance dans l'existence. Ce qui est fantastique c'est de comprendre que Dieu est en moi et moi en lui. (François)

"Les malades ont un rôle essentiel dans l'histoire de notre monde et pour l'éclosion d'un nouveau printemps des vocations."

Le 1er mai 2000, quatre mille enfants des Landes ont célébré, à Mont de Marsan, le Jubilé des deux mille ans du Christianisme. Voici un extrait de la mise en scène de l'histoire des grands témoins de la foi qui ont marqué le diocèse des Landes.

"St Girons : Je suis né au début du 4ème siècle. Donc aux tous premiers temps du christianisme. Je vivais en Afrique du Nord. Par amour de Jésus, je lui ai consacré toute ma vie. J'ai eu la joie et la grâce d'être ordonné prêtre puis évêque.

Jeune : Si tu étais prêtre puis évêque en Afrique du Nord, comment se fait-il que tu sois venu dans les Landes ?
St Girons : La passion de Jésus brûlait très fort en moi. J'avais envie de l'annoncer à tous les peuples de la terre. Le pape de l'époque, Libère, m'a demandé si j'acceptais de partir en Aquitaine, pour porter l'évangile aux habitants de la région. Ma réponse fut "oui" tout de suite. Je suis donc venu ici dans les Landes avec 6 autres chrétiens : Sever, Basile, Justin, Clair, Jean et Polycarpe. Quand nous sommes arrivés, le nom de Jésus commençait tout juste à être connu par quelques-uns des habitants des Landes. En effet, Vincent de Xaintes venait de fonder les premières communautés chrétiennes à Dax. Il a donc été le premier évêque des Landes. Vincent de Xaintes a été martyrisé à cause de sa foi.

Jeune : Et toi, tu as été aussi martyrisé ?
St Girons : Oui, cela s'est passé du côté de Hagetmau. C'est pourquoi cette paroisse est sous mon patronage c'est-à-dire qu'elle porte mon nom. De nombreux chrétiens des Landes ont également donné leur vie par amour de Jésus. Les martyrs sont pour nous un exemple de fidélité. Un exemple à supporter toutes les épreuves les yeux fixés sur Jésus."

MÉDITATION : LA GUÉRISON DU COEUR
"Des gens vinrent à Jésus, amenant un paralytique porté par quatre hommes. Comme ils ne pouvaient l'aborder, à cause de la foule, ils découvrirent le toit de la maison où il était, et ils descendirent par cette ouverture le lit sur lequel le paralytique était couché. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés sont pardonnés. Il y avait là quelques scribes, qui étaient assis, et qui se disaient au dedans d'eux : Comment cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? Jésus, ayant aussitôt connu par son esprit ce qu'ils pensaient au dedans d'eux, leur dit : Pourquoi avez-vous de telles pensées dans vos coeurs ? Lequel est le plus aisé, de dire au paralytique : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, prends ton lit, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : je te l'ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit, et va dans ta maison. Et, à l'instant, il se leva, prit son lit, et sortit en présence de tout le monde, de sorte qu'ils étaient tous dans l'étonnement et glorifiaient Dieu, disant : Nous n'avons jamais rien vu de pareil ! (Evangile selon St Marc 2, 2-12)
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